Un atelier d'écriture sur le modèle des fabliaux du moyen âge a été organisé pour les classes de 5e A et D par Mme Gaspar, professeur de Français.

L'objectif a été d'écrire un fabliau en partant d'une expression à double sens (comme "poser un lapin", "mener en bateau", "casser du sucre sur le dos", etc...) donnant lieu à des situations loufoques. Deux personnages principaux (le "naïf" et celui qui le conseille) procèdent à un dialogue, le narrateur présente la scène et termine par une morale.

Le naïf doit sortir gagnant de l'histoire.

Les élèves sont venus dans un premier temps au CDI pour écrire leur fabliau, par groupe de 3. Après une séance d'entrainement à l'oral, chaque groupe a présenté son fabliau devant un jury (constitué de Mme Gaspar et de la documentaliste Mme tschanz). Le groupe le mieux noté aura une récompense.

Nous avons eu de très belles prestations, avec pour certains de beaux déguisements et accessoires. Bravo à tous!

 Nous avons sélectionné 4 fabliaux parmi ceux que nous avons préférés (le choix a été difficile car ils cont tous très bons!

 

Le sacré coup de pouce

 

De Jules Thibaud et Romain

 

C’est l’histoire d’un paysan stupide qui cherchait du  travail, il arrive dans un village où il voit un autre vilain travailler sous la surveillance d’un bourgeois. Il va vers le bourgeois pour lui demander du travail :

- Bonjour, je cherche du travail.

-Si vous voulez du travail, allez donner un coup de pouce à mon paysan là-bas.

Le vilain se dirigea vers le paysan et lui donna un coup avec son pouce.

- Pourquoi  m’as-tu fait cela?

- C’est le bourgeois qui m’a demandé de le faire.

- Non, « donner un coup de pouce » signifie « aider quelqu'un ».

- Ah !d’accord…

- Et puisque qu’il m’a énervé, va donc donner un coup de pied au bourgeois.

 Le paysan se dirigea donc vers le bourgeois pour l’aider.

- Comment puis-je vous aider ?

- Mais je vous ai déjà dit d’aller aider mon paysan.

- Oui, mais il m’a dit d’aller vous donner un coup de pied.

- Non, donner un coup de pied veut dire taper quelqu'un avec son pied.

- Ah d’accord.

Et le paysan donna vraiment un coup de pied au bourgeois.

- Mais pourquoi as-tu fait cela ?

- Mais il m’a demandé de vous donner un coup de pied.

- Oh, mais puisque c’est comme ça, toi là-bas tu es renvoyé et toi , tu prends sa place.

Comme quoi, l’idiot peut parfois sortir gagnant

 

 

L’heure de la vengeance


De Valentine, Tamara, Pauline


       C’est l’histoire de la princesse Tess et de sa sœur Emma.

Un jour, les deux sœurs apprennent que le mari de Tess l’a trompé avec une autre femme.

« Oh ! Emma je ne sais que faire ?

-Parles-tu de ton fou de mari ?

-Oui, je parle bien de ce fou.

-Nous allons te venger…. Ne t’inquiète pas. »

Après quelques jours de réflexion, Emma trouve une idée :

« Nous allons organiser une grande fête avec tous les seigneurs de tous les royaumes.

-Pourquoi, il n’y a pas de vengeance dans cette fête.

-Tu vas lui casser du sucre sur le dos. »

Pendant des semaines, les deux sœurs organisèrent la fête. Elles invitèrent tous les seigneurs de leur royaume et préparèrent toutes les décorations nécessaires.

Enfin, le grand jour arriva ! Les deux sœurs étaient toutes excitées. Tous les invités étaient présents.

« Ca y est, c’est le bon moment, va lui casser du sucre sur le dos.

-D’accord, j’y cours. »

Et la princesse alla casser du sucre sur le dos du prince.

« Mais, non Tess ! Il ne fallait pas faire cela.

-Ah, bon ! Mais il fallait que je fasse quoi alors ? »

Tous les invités se moquèrent du prince.

« Tu n’as peut-être pas compris le sens de mon conseil, mais cela aura servi….

-Mais alors c’était quoi le bon sens de ton conseil ?

-Tu ne comprendras jamais… »

      Parfois quand on ne comprend pas une expression à double sens, cela peut autant servir que si on la comprenait.


La princesse, le prince et le lapin

 

Il était une fois une jeune blonde d’une beauté digne d’une princesse. Méfiez-vous ceci n’est pas un conte ! Elle aimait en secret le jeune prince d’un château voisin. Comme un hasard, cet homme lui aussi l’aimait et lui donna un rendez-vous. Après cette nouvelle, elle courut voir sa grand-mère. Elle ne le savait pas, mais sa grand –mère était d’une méchanceté inimaginable. 

« Dîtes, Grand-mère, j’ai un rendez-vous avec le jeune prince d’à côté

-          Ô ma fille, sa beauté vous éblouit. Si vous l’aimez vraiment, allez à son rendez-vous et posez-lui un lapin. 

  - Comment vous remercier, Grand-mère ?

  -Je veux que, après lui avoir posé un lapin, vous veniez me voir.

  -Aucun problème. »

Alors elle partit au rendez-vous sur son petit poney beige à crinière marron, son lapin mort à la main mais le prince était déjà là.

  « Vous êtes très belle aujourd’hui mais que faîtes-vous avec ce lapin mort ?

  -Ma grand-mère m’a conseillé de vous poser un lapin

  -Mais vous m’aimez ?

  -Oui, pourquoi ?

  -Car poser un lapin veut dire ne pas aller à un rendez-vous. 

  -Ah ! Venez avec moi, je vais voir ma grand-mère. »

Alors le prince sur son cheval marron et la jeune femme sur son petit poney beige à crinière marron partirent en direction du château et ils allèrent voir la vieille femme.

Mais rien ne se passa comme ils le voulurent. La vieille se mit à les insulter et le jeune prince en a eu assez et lui donna un coup d’épée et la vielle tomba par terre : elle est morte. Alors les deux jeunes tourtereaux partirent vers le coucher de soleil, la jeune femme sur son petit poney beige à crinière marron, et le prince sur son beau cheval marron, bien sûr.

La morale de ce fabliau est que quand on aime une personne on ne doit écouter que son cœur et personne d’autre. 

 


Jacob et le curé


De Emma , Lisa, Flavie 


Je vais vous raconter l’histoire d’un jeune homme nommé Jacob. Comme tous les dimanches, Jacob se prépare pour aller à l’église. Elle est située à coté de chez lui, il traverse la rue, entre dans l’église et s’assoit sur un banc. Comme d’habitude le curé fait son sermon habituel, que la plupart des paroissiens connaissent sur le bout des doigts. Puis vient le moment tant redouté : LA QUÊTE. Ni Jacob ni les gens du village n’aiment donner leur argent, surtout que le curé leur en demande beaucoup.

« Soyez  généreux, donnez de l’argent c’est pour rénover  l’église  et pour la commune », disait-il.

Personne n’osait le contredire, c’était quand même un homme d’église, un homme saint et Jacob rentrait chez lui un peu plus démuni à chaque fois.

-J’en ai assez, cela ne peut plus durer, il faut que cela cesse.

Jacob  partit donc chez sa voisine, il toqua à la porte.

-Qui est-ce ?

-C’est Jacob !

-Alors entre. Qu’est-ce qui t’amène ?

Jacob lui exposa son problème : Le curé nous demande toujours plus d’argent. Je n’en peux plus. Que dois-je faire ?

-Tu n’as qu’à le mener en bateau, il n’y verra que du feu et toi tu pourras récupérer tes sous !

Jacob partit donc chercher le curé, ravi à l’idée de récupérer ses sous. Il arriva assez vite devant chez le curé et entra.

-Bonjour, vous voulez donner plus de sous pour la quête ? demanda le curé qui ne manquait pas une occasion de s’enrichir.

-Non, on m’a conseillé de vous mener en bateau !

-En bateau ? Et bien si cela vous fait plaisir, allons-y.

Jacob et le curé partirent vers le port et ils montèrent dans un bateau.

-C’est magnifique, dit le curé.

-Effectivement, maintenant que je vous ai mené en bateau, je voudrais récupérer mes sous ?

-Vos sous, mais quels sous ?

-Ceux que vous me prenez chaque dimanche à l’heure de la quête. Si vous ne me les rendez pas je ferai éclater une révolte dans le village.

-Non, non je vais vous les rendre si vous m’amenez  d’autres paroissiens à l’église.

-C’est d’accord !

Ainsi le curé s’enrichit encore plus et Jacob ne découvrit jamais le sens de mener quelqu’un en bateau.

Les apparences sont parfois trompeuses : les hommes d’église ne sont pas toujours aussi saints qu’ils ne le paraissent.